L‘équipe Toyota a retrouvé de belles couleurs en ce début de saison 2008. Le podium n’est peut-être pas encore à sa portée, mais on se dit qu’avec un peu de réussite et beaucoup de travail, ce n’est peut-être pas un objectif hors de sa portée.
Une équipe comme Toyota ne pouvait plus s’offrir une saison comme celle de 2007 et John Howett, le président de Toyota Motorsport, est donc ravi des progrès réalisés ces derniers mois.
Que pensez-vous du début de saison de votre équipe?
John Howett: Ce début de saison est tout à fait encourageant. La voiture a été relativement rapide au cours des cinq premières manches et nous avons engrangé quelques résultats positifs. Jarno se montre très positif concernant la base de la TF108. De son côté, Timo a, à maintes reprises, laissé entrevoir de bonnes performances, ce qui est de bon augure pour l’avenir.
Le Grand Prix de Monaco sera la sixième manche du championnat 2008 et l’équipe Red Bull a d’ores et déjà fait oublier son très mauvais début de saison 2007.
Christian Horner, le directeur de cette équipe, fait un premier bilan. Il est plutôt positif…
Quel est votre bilan après cette première partie de la saison 2008?
Christian Horner: Nos performances ont été à la hauteur de ce que nous espérions en ce début d’année. Nous n’avons marqué aucun point lors de la première course à Melbourne, mais depuis lors, Mark Webber a marqué des points lors de chacun des Grands Prix. Quant à David Coulthard, il s’approche de la zone des points avec ses deux arrivées à la neuvième place en Malaisie et à Istanbul.

Renault F1 Team
Le double champion du monde, Fernando Alonso, est satisfait d’avoir matérialisé les progrès de Renault en Turquie. Avant Monaco, un circuit où le facteur pilote est important.
Les luttes sur les pistes du championnat du monde devraient entretenir la passion des fans de F1 cette année, mais en coulisses, de plus grandes batailles sont en cours.
Pour certains, la guerre est déjà perdue, comme Super Aguri. Un retrait qui ne présage rien de bon dans un contexte économique actuel des plus préoccupant.
La semaine passée, le président de la FIA, Max Mosley a mis en garde contre une imminente «crise financière majeure » dans le sport, en raison de la hausse des coûts et d’un manque de recettes.
L’équipe Toyota s’apprête à participer à l’un des événements les plus emblématiques du Formula One Circus, le Grand Prix de Monaco.
Comme d’habitude, pour parer aux exigences uniques du tourniquet monégasque, Toyota va utiliser un package aérodynamique conçu pour générer un maximum d’adhérence dans les rues étroites et sinueuses de Monaco.
A en croire les tests réalisés la semaine dernière au Paul Ricard - dans le cadre de trois jours d’essais privés – tout devrait bien se passer et permettre à l’équipe d’ajouter quelques points à son total de neuf unités !
Vainqueur en 2004 du Grand Prix de Monaco, Jarno Trulli se sent à l’aise dans cet environnement si particulier : « J’aime les circuits où la contribution du pilote prime, et à Monaco, un pilote peut vraiment faire la différence. Il est évident que vous avez besoin d’une bonne voiture, et je pense que nous en avons une cette année, comme nous l’avons montré avec nos performances jusqu’à présent. »
Le week-end n’a pas commencé, mais il s’annonce déjà compliqué pour Sebastian Vettel.
Le pilote allemand sait déjà qu’il reculera de cinq places sur la grille de départ du prochain Grand Prix de Monaco en raison du remplacement de la boîte de vitesses de sa voiture.
Vu en première ligne sur la grille de départ du Grand Prix d’Espagne, arrivé 6ème en Turquie, Fernando Alonso et Renault arrivent à Monaco avec l’espoir de confirmer ce retour vers l’avant du peloton.
Tombée à la 7ème place du classement des constructeurs – à seulement 4 points de la 4ème place – l’écurie Renault doit néanmoins faire face à une rude concurrence.
Directeur technique du Renault F1 Team, Bob Bell se dit satisfait des progrès accomplis depuis le début de la saison, mais il sait également qu’il en reste beaucoup à faire !
Présente depuis 1975 dans le championnat du monde de F1, l’équipe de Sir Frank Williams compte trois victoires à Monaco – la dernière avec Juan Pablo Montoya en 2003.
Vingt ans auparavant – 1983 – c’est Keke Rosberg, le papa de Nico, qui s’y était imposé.
Le premier succès en Principauté avait été obtenu en 1980 par l’Argentin Carlos Reutemann.
Nico Rosberg participera pour la troisième fois à la course monégasque. Qualifié 8ème en 2006, il s’était élancé 5ème l’an dernier. Malheureusement, le jeune pilote allemand n’a pas concrétisé en course.
L’équipe Red Bull arrive en Principauté avec la ferme intention de continuer sur sa lancée…
En Turquie, pour la quatrième fois d’affilée, Mark Webber a terminé dans les points – et porté le total de l’écurie à 10 – soit 6 de plus que l’an dernier à la même époque.
L’Australien a pour sa part inscrit autant de points en cinq courses cette année, que sur l’ensemble du championnat 2007 !
Souvent contraint à l’abandon pour raison mécanique à Monaco, Mark Webber avait néanmoins pris une brillante 3ème place en 2005.
Monaco est sans doute le rendez-vous le plus atypique du calendrier de F1 - mais pour les ingénieurs, le challenge reste le même : adapter la voiture afin de garantir le niveau de performance optimal dans les rues de la Principauté.
C’est un circuit mythique et tirer le meilleur de la R28 ne se révèlera pas aisé. En début de week-end, la piste sera d’autant plus piégeuse qu’elle manquera cruellement de grip, une situation qui aura tendance à changer au fur et à mesure de l’avancée du week-end.
Hauteur de caisse : Les rues de la Principauté peuvent sembler tout à fait lisses au volant d’une voiture de tourisme, il n’en est rien au volant d’une monoplace. Pour pouvoir répondre aux différentes variations de surface, on opte généralement pour des hauteurs de caisse plus hautes de 5 à 7 mm par rapport à la normale.
Depuis 2004, Fernando Alonso n’a pas raté le podium en Principauté.
Vainqueur des deux dernières éditions du Grand Prix de Monaco – et des deux dernières pole positions – le double champion du monde espagnol aura toutefois bien du mal à faire la passe de trois.
Dans les rues sinueuses de la Principauté, Fernando et Renault espèrent néanmoins donner du fil à retordre aux favoris : Ferrari, McLaren Mercedes et BMW.
Arrivé 6ème en Turquie, Alonso a fait le maximum. Obtenir quelques points de plus à Monaco sera son principal objectif.
La situation se complique pour le jeune Nelson Piquet. Le pilote brésilien aborde à Monaco le 6ème Grand Prix de sa carrière dans la catégorie reine, au volant d’une Renault, et il n’a toujours pas inscrit le moindre point.
Deux accrochages (Melbourne, Espagne) et un problème de boîte de vitesses (Bahreïn) l’ont empêché à trois reprises de voir le drapeau à damiers.
11ème en Malaisie, 15ème en Turquie, Nelsinho n’a pas encore réussi à faire un parcours sans-faute. En Principauté, la tâche du petit Piquet risque d’être insurmontable.
Depuis bientôt 80 ans, le Grand Prix de Monaco impose toujours le même défi aux pilotes : maîtriser les rues étroites et tortueuses de la Principauté sur un tracé qui serpente au cœur même du deuxième pays le plus petit au monde.
D’une superficie d’à peine deux kilomètres carrés et avec une densité de population qui est la plus élevée d’Europe, Monaco constitue une étape unique dans le calendrier de la F1.
Si encore aujourd’hui, au 21ème siècle, des bolides capables d’atteindre 350 km/h se disputent la victoire sur ce tourniquet aux virages traîtres, c’est bien que le Grand Prix de Monaco exerce toujours la même fascination.
Les employés de la Scuderia Ferrari continueront le travail en dépit de l’apparition de la tuberculose à l’usine de l’équipe italienne.
Le journal britannique The Sun rapporte qu’un membre du personnel a été transporté d’urgence à l’hôpital – où les médecins ont diagnostiqué la tuberculose, une maladie mortelle qui – si elle n’est pas traitée - tue jusqu’à la moitié de ses victimes.
The Sun affirme néanmoins qu’il s’agit d’une “forme bénigne” de la tuberculose.
Ancien propriétaire d’équipe en F1, Peter Sauber a minimisé les chances de voir l’écurie BMW Sauber remporter sa première course dans les rues de Monte-Carlo.
Le Suisse de 64 ans - qui a fondé l’équipe toujours basée à Hinwil – affirme que le sentiment d’optimisme qui grandit en faveur d’un succès des F1.08 en Principauté.
« J’ai lu que Niki Lauda pense que nous pouvons gagner là-bas » déclare Sauber dans les colonnes du journal suisse Blick, « et cela nous met la pression ! »
C’est dans les rues étroites de la Principauté de Monaco que va se dérouler la 6ème manche du championnat du monde de F1. Un circuit en bord de mer, sur le port où sont arrimés certains des plus beaux et des plus luxueux yachts dans le monde.
« Le circuit de Monaco est unique dans le calendrier du championnat du monde de F1 jusqu’à ce que nous inaugurions deux autres courses en ville cette saison à Valencia et Singapour » déclarait Martin Whitmarsh.
« C’est la première course de la saison où le tracé est si étroit, sinueux et sans véritable ligne droite. Nous utiliserons un maximum d’appuis. Il n’y a pas beaucoup de dégagement, si vous passez au-delà du vibreur, vous êtes généralement dans les rails » rappelait-il.
L‘Allemand Michael Schumacher, septuple champion du monde de Formule 1, a suscité beaucoup d’intérêt dimanche lors la quatrième épreuve du Championnat allemand de superbike (IDM), sa première course professionnelle, devant son public, marquée par une chute sans gravité.
Parti en 39ème et dernière position, Schumacher a réussi à gagner 11 places lors des 20 tours de la première manche pour finir à la 28ème place, mais a accusé un retard d’un tour sur le vainqueur, l’Autrichien Martin Bauer, le champion IDM en titre.
Dans la seconde manche disputée dans l’après-midi, “Schumi”, 39 ans, pointait à la 21ème place au 12ème tour quand, au guidon de sa Honda CBR 1000 préparée par l’équipe de Bauer, il a chuté dans une courbe. Il s’est rapidement relevé, ne souffrant d’aucune blessure.
Un agent du MI5 - le service de renseignement britannique, responsable de la sécurité intérieure et du contre-espionnage du Royaume-Uni – a été contraint de démissionner après avoir admis que sa femme était l’une des cinq prostituées qui ont pris part à l’orgie du président de la FIA, Max Mosley, rapporte le journal The Sunday Times.
Le journal affirme que l’officier, dont l’identité ne peut être dévoilée pour des raisons de sécurité, a quitté le service le mois dernier. Le MI5 a fermement démenti être impliqué dans le scandale Mosley.
L’agent a néanmoins été forcé de démissionner en raison des risques liés aux activités annexes de sa femme - et les possibles tentatives de chantage.
Véritable joyau de la couronne, le Grand Prix de Monaco a déjà vu cinq victoires d’une mécanique Mercedes.
La première fois remonte à la saison 1998, 10 ans déjà, grâce aux efforts de Mika Hakkinen.
Ce sont ensuite David Coulthard – en 2000 et 2002 – Kimi Raikkonen - en 2005 – et Fernando Alonso - en 2007 - qui se sont imposés
Le constructeur allemand y compte également six pole positions – avec Alonso en 2007, Raikkonen en 2005, Coulthard en 2001, Hakkinen en 1999 et 1998… la première avait été obtenue par Juan Manuel Fangio en 1955 !
« Monaco est une course très particulière, avec un circuit qui rend difficile le recours à l’expérience acquise sur d’autres pistes. Pour l’équipe, ce Grand Prix est toujours une course extraordinaire » déclarait Norbert Haug, patron de la compétition chez Mercedes.
L’équipe Williams s’est préparée en vue du Grand Prix de Monaco lors des deux premières journées d’essais privés qui se sont déroulées sur le circuit Paul Ricard HTTT.
Rosberg était au volant de la FW30 pour débuter le programme. Nico a bouclé 154 tours du tracé de 3.930 km
L’Allemand a été relayé par Kazuki Nakajima le lendemain. Le jeune japonais – 129 tours couverts - a poursuivi les préparatifs de l’écurie sans souci majeur.
« L’équipe a travaillé sur les réglages et les évaluations du package aérodynamique pour la course du week-end prochain » expliquait Sam Michael, directeur technique de l’équipe britannique. « Nico a également effectué quelques longues séries de tours afin d’évaluer la fiabilité de certaines nouvelles pièces. »