La première journée dessais libres du Grand Prix dEspagne sest déroulée sous le soleil et des températures supérieures à 25° dans lair, proches de 40° sur la piste.
Comme lensemble de ses adversaires, léquipe Williams étrennait quelques nouveautés mécaniques et aérodynamiques - sur la FW31. Des évolutions semblent avoir eu un effet positif sur les performances de la voiture, même sil reste encore du pain sur la planche.
Malgré une panne dessence qui la immobilisée en toute fin de séance, Nico Rosberg a conservé la meilleure performance du jour 121.588 et couvert plus de la distance du Grand Prix.
« Cétait notre première séance avec les nouveaux éléments aérodynamiques sur la voiture et ils ont semblé bien fonctionner. Ça nous fait gagner quelques dixièmes au tour, nous avons fait des progrès » se félicitait-il.
« Chacun dispose de nouveaux développements, nous allons voir comment les choses évoluent en qualification. Nous avons également fait nos comparatifs pneumatiques, et ce nest pas évident de savoir quelle direction sera la bonne. La stratégie va être très importante et aura un impact majeur sur la course » affirmait Nico.
Kazuki Nakajima déjà dans le Top 5 ce matin a poursuivi son travail avec succès. Le pilote japonais se dit confiant de pouvoir réitérer ses performances lors de la qualification où il a souvent eu par le passé. des difficultés à exploiter pleinement le potentiel de sa voiture.
« Nous avons passé une très bonne journée et il semble que toutes les nouveautés fonctionnent bien. Jai eu quelques difficultés à trouver suffisamment d’adhérence avec les pneus durs, les tendres sont définitivement un avantage pour moi. Nous devons maintenant concentrer notre attention sur la qualification » confiait-il.
En conclusion, Sam Michael - directeur technique de léquipe britannique se disait assez satisfait du travail réalisé : « Nous avons réalisé des courtes séries de tours pour se préparer à la qualification et des plus longues pour se préparer à la course. Les deux types de gommes sont beaucoup plus proches que prévu après nos tests durant lintersaison. »
« Les pneus durs semblent plus forts que ce qu’ils étaient sur d’autres circuits. Nous devons nous attendre à voir des stratégies plus habituelles, plutôt que ces tactiques folles que nous avons vu lors des quatre premières courses. Je pense que nous ferons un dernier relais très court » concluait-il.
Source : F1-Live.com
Cela fait 15 ans aujourd’hui que le Brésilien Ayrton Senna nous quittait, victime d’un terrible accident sur le circuit d’Imola. Son ami Gerhard Berger a bien voulu évoquer la mémoire de ce champion d’exception, en exclusivité pour ESPN Racing-Live.com.
C’est dans les pelotons de la F3 que Gerhard Berger rencontra pour la première fois Ayrton Senna. L’ex-pilote autrichien a tout de suite vu en lui un pilote très talentueux, mais Gerhard avait aussi le sentiment de ne pas manquer de talent lui-même. “Bien sûr, à ce stade de votre carrière, vous pensez toujours que vous êtes le meilleur, que les autres sont bons, mais pas imbattables.”
“Nous avions de très bonnes relations, car nous avions le même âge. On a appris à se connaître en F3, on a passé du temps ensemble, on prenait nos vacances ensemble, notamment sur mon bateau. Nous avons aussi passé du temps chez lui au Brésil. Nous avons vraiment passé du bon temps. Avant que je ne devienne son équipier, je n’avais aucun problème pour battre mes équipiers qui étaient pourtant très bons,” se souvient Berger.
“C’est dans cet état d’esprit que je suis arrivé chez McLaren. Je me suis dit qu’il était très bon, mais que j’allais le battre. Toutefois, j’ai très vite réalisé qu’il était incroyable! Mais je ne suis pas du genre jaloux et je me suis dit que c’était à moi de m’améliorer pour le battre. Je crois qu’il a tout de suite compris que notre duel allait être correct et c’est pour cette raison qu’il y a eu de la place pour notre amitié. Ce fut une très grande amitié tout au long de ces années,” poursuit Berger.
La rage de vaincre d’Ayrton Senna était immense et Berger est persuadé qu’il y a très peu de pilotes qui sont animés par une telle énergie intérieure. “Je crois que tous les pilotes sont compétitifs et extrêmement égoïstes. Je me souviens que lorsque j’étais à l’école, j’avais la réputation d’être le plus égoïste, mais en F1, il y avait pire que moi. Ayrton était par exemple dans la division supérieure à ce niveau, mais je pense que ça fait partie de ce sport. Vous ne devez vous occuper que de vous-même. Il faut un instinct de tueur et être égoïste. Un pilote de F1 doit être comme ça.”
Gerhard Berger a été l’équipier d’Ayrton Senna durant trois saisons chez McLaren. Gerhard remplaçait Alain Prost. “Les relations entre eux étaient désastreuses. A l’époque, Alain Prost était une superstar. C’était le pilote le plus compétitif, il était très rapide, il a beaucoup gagné, il était vraiment très bon. Mais un jeune Brésilien est arrivé et il l’a battu avec sa pointe de vitesse. Ce fut une période extrêmement difficile pour une superstar comme Alain Prost.”
“Je me souviens de cette période. Ayrton était le plus rapide en qualification. Il était tout simplement le plus rapide et Alain disait que leur monoplace était la meilleure et qu’il pouvait bien se placer en première ligne et laisser la pole position à Ayrton. Ensuite, Alain comptait sur son expérience pour le battre en course,” poursuit Berger.
“Alain avait connu une expérience similaire quelques années auparavant avec Niki Lauda. Alain était arrivé chez McLaren en tant que jeune pilote, mais Niki l’avait battu au championnat d’un demi-point. Mais par sa vitesse et son talent, Alain était le nouveau talent. Quelques années plus tard, cette situation s’est reproduite, avec Ayrton dans le rôle du jeune pilote. Alain a dû utiliser tous les tours dans son sac, notamment psychologiques, pour déstabiliser Ayrton. C’était sa seule chance de remporter le championnat.”
Alain Prost et Ayrton Senna avaient été équipiers chez McLaren en 1988 et 1989. La première année c’est Ayrton Senna qui remporta le titre mondial, mais l’année suivante, le Français prit sa revanche dans une ambiance détestable, puisque le titre se décida au Japon, à la suite d’un accrochage. Les commissaires avaient estimé qu’Ayrton Senna était responsable de cet incident et le titre alla à Alain Prost.
L’année suivante, en 1990, le duel entre Senna et Prost se poursuivit, mais avec le Français désormais au volant d’une Ferrari. “Je me souviens que nous nous changions avant la course et Ayrton m’a demandé de bien regarder ce qui allait se passer dans le premier virage. Il m’avait dit que j’allais m’amuser. Je savais donc ce qui allait arriver, car il avait ajouté qu’il était temps pour lui de prendre sa revanche.”
On connaît la suite: Alain Prost prend le meilleur départ, mais dans le premier virage, Ayrton Senna se rabat sur lui et les deux voitures sont hors course. Ayrton ayant plus de points que Prost avant le départ de cette course au Japon, c’est à lui que revient le titre mondial, le deuxième de sa carrière.
Source : F1-Live.com
Voilà 2 monoplaces qui se montent dessus. C’est chaud pour le pilote qui est dessous, il aurait pu se faire décapiter