Le Grand Prix d’Europe est un classique du calendrier de Formule 1 depuis 1983. Mais ce week-end, il fera peau neuve : il se déroulera sur un tout nouveau circuit tracé dans les rues de la ville espagnole de Valencia. Cette ville qui vit à 100 à l’heure est bien connue de l’écurie Toyota car son circuit permanent est souvent utilisé pour les essais hivernaux.
Mais le Grand Prix d’Europe 2008 sera une expérience totalement nouvelle : le circuit, avec ses 5,419 km de long, réservera bien des difficultés techniques aux pilotes, qui n’auront pas trop le loisir de regarder le paysage, pourtant magnifique.
Pour Jarno Trulli, le fait de découvrir un nouveau circuit a toujours autant d’attrait : « Un nouveau circuit, c’est un nouveau défi : de nouveaux virages, de nouveaux réglages, une nouvelle façon de piloter… Tout change. J’ai hâte d’y être car il peut se passer beaucoup de choses. »
Le circuit de Valencia a marqué les esprits pour plusieurs raisons, mais plus particulièrement pour l’une d’entre elles. Comme il évolue en ville et passe par un port, il a fait l’objet de comparaisons avec le circuit du Grand Prix le plus célèbre le tous : le Grand Prix de Monaco.
Pour Richard Cregan, un des principaux responsable de l’écurie japonaise : « Le circuit de Valencia est le résultat d’une nouvelle approche. Il mélange les genres. Il passe par les rues de la ville mais aussi par le port. C’est magique de voir des bateaux et des voitures côté à côte. Monaco était la seule ville à nous offrir ce spectacle. C’est bien agréable que Valencia fasse de même. »
Valencia est une ville européenne dynamique qui est devenue un haut lieu de l’America’s Cup et possède un port superbe (sans parler d’une plage de sable magnifique…). Cela promet un départ et une course spectaculaires !
Après la ligne droite de départ, un virage à droite rapide jette les voitures sur un virage à angle droit (Grua Cabria) qui les amène à quelques mètres des yachts amarrés dans le port.
Les pilotes enchaînent par un tronçon difficile d’un point de vue technique (Malvarossa) qui se termine en apothéose par un virage à droite négocié à la vitesse plancher de 90 km/h. Vient ensuite la traversée du pont tournant situé à l’embouchure du port (un pont qui, en temps normal, permet aux ferries assurant la liaison avec les Baléares de quitter le port et d’y rentrer).
« Le circuit a l’air fantastique » s’exclame Jarno Trulli. « J’ai étudié le tracé mais le meilleur moyen de préparer une course sur un nouveau circuit, c’est de s’y rendre au plus vite et de repérer chaque détail. Pour connaître un circuit, il faut y avoir piloté. Et je suis impatient de le faire ! »
Du personnel technique et logistique de l’écurie nippone a déjà eu un aperçu du circuit puisqu’ils ont assisté aux courses qui s’y sont déroulés les 26 et 27 juillet.
De retour à leur QG de Cologne, en Allemagne, les membres de l’écurie Toyota ont étudié les évènements du week-end et simulé la configuration du circuit. L’écurie est donc bien préparée pour le défi qui l’attend ce week-end. Il est prévu d’utiliser un pack d’appui de niveau intermédiaire, car l’adhérence devrait être faible en début de week-end mais aller en s’améliorant.
Comme l’explique Dieter Gass, ingénieur en chef, les difficultés ne manqueront pas : « Il faut s’attendre à ce que la course de Valencia mette les freins à rude épreuve, un peu comme Montréal. Il nous faudra bien étudier la surface. Sur un circuit urbain, il y a des creux et des bosses, qui peuvent très bien se trouver dans les zones de freinage ou dans les virages. C’est un problème que nous devrons gérer. »
Après la magnifique seconde place de Timo Glock en Hongrie, qui a consolidé la 4ème place de Toyota au classement des constructeurs, l’écurie attend beaucoup du Grand Prix d’Europe, en termes de performance comme en termes de ferveur.
Plus de 110 000 fans seront là pour vivre la course, qui promet d’être un nouvel évènement fort du calendrier de Formule 1 !
Source : F1-Live.com
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