
Eurosport - Stéphane VRIGNAUD - 15/03/2008 03:31
Robert Kubica et Nick Heidfeld ont placé leurs F1.08 aux deux premières places du dernier entraînement, samedi à Melbourne. Devant la Renault de Fernando Alonso.
Il ne fallait pas en rater une miette ! Au plus fort de la bagarre, dix-huit pilotes étaient regroupés en une seconde, à la 45e minute des essais libres 3 du Grand Prix d’Australie, samedi matin à l’Albert Park. La dernière heure de réglages en vue de la qualification de la première des dix-huit manches du championnat du monde de Formule 1 fût trépidante : Sébastien Bourdais (Toro Rosso), Robert Kubica (BMW), Nico Rosberg (Williams), Timo Glock (Toyota), Felipe Massa (Ferrari), Fernando Alonso (Renault), Kimi Räikkönen (Ferrari), Sebastian Vettel (Toro Rosso), à nouveau Nico Rosberg et Fernando Alonso, Nick Heidfeld (BMW) et enfin Robert Kubica ont occupé la place la plus convoitée. On a même vu Giancarlo Fisichella monter sa modeste Force India au 2e rang.
A l’issue d’une session qui visait à tester les configurations Q1, Q2 et Q3 de la qualification, les BMW ont battu le chrono de la pole position 2007 (1:26.072) de Kimi Räikkönen, avec respectivement 1:25.613 pour le Polonais et 1:25.950 pour l’Allemand. Fernando Alonso, qui avait travaillé les runs de course vendredi, a lui aussi passé des pneus qualité “tendre” pour voir ce que vallait réellement sa R28. Le double champion du monde espagnol en a extrait un tour en 1:26.082. Pour le 3e temps global.
Il faut préciser que la relative fraîcheur matinale de Melbourne a aidé à ces performances. Le mercure indiquait 22°C dans l’air et 35°C sur la piste. En qualification, ces valeurs devraient grimper autour respectivement de 37°C et 48°C, si l’on s’en tient aux conditions enregistrées vendredi à 14h00 locales.
Une nouvelle fois, les exercices en piste ont pris en défaut beaucoup de pilotes, qui ne peuvent plus compter sur l’anti patinage pour corriger les mauvais dosages de l’accélérateur, ni sur l’assistance électronique du frein moteur. Dans ce registre, il faut souligner les difficultés éprouvées par le débutant brésilien Nelson Piquet, sorti de la piste au virage N.12 sous le regard perplexe de Flavio Briatore, son patron et manager personnel. Le Japonais Kazuki Nakajima, qui ne compte qu’un grand prix à son palmarès, n’a pas été loin de fracasser sa Williams lors d’une aventure hors des limites bitumées.

Source : Eurosport Formule 1