Ferrari et McLaren-Mercedes de nouveau en lutte pour la victoire, BMW Sauber, Red Bull, Renault et Toyota qui se battent pour les points, Williams en difficultés: petit point, équipe par équipe, avant le Grand Prix de Turquie de Formule 1, dimanche.
Le duel reprend:
Ferrari: la scuderia a rencontré son premier problème de fiabilité depuis l’Australie vendredi matin: un souci de boîte a contraint Raikkonen à l’inactivité. Cela n’a toutefois pas perturbé l’écurie championne du monde et surtout pas Felipe Massa, auteur de sa troisième pole position consécutive ici. Le Brésilien reste aussi sur deux victoires à Istanbul et n’imagine rien d’autre qu’un troisième succès dimanche.
Raikkonen, quatrième sur la grille, peut également tirer son épingle du jeu à la faveur des ravitaillements ou de circonstances favorables.
McLaren-Mercedes: les “flèches d’argent” étaient un ton en-dessous des Ferrari ces derniers temps et luttaient même avec BMW Sauber pour conserver leur deuxième place virtuelle. Les McLaren-Mercedes semblent cette fois revenues au niveau de la scuderia. Kovalainen n’a aucune séquelle de son accident de Barcelone, et au contraire, puisqu’il a réussi la meilleure qualification de sa carrière, deuxième. Hamilton, placé juste derrière, est aussi un candidat sérieux à la victoire.
Intercalé:
BMW Sauber: l’écurie germanique est moins en verve que lors des dernières courses. Elle a même montré quelques signes inquiétants dans la dernière séance libre quand ses deux pilotes se sont classés au-delà de la 15e place. Néanmoins, Kubica a été fidèle à lui-même et très performant en qualifications. Cinquième, il peut espérer se rapprocher du podium. Mission plus périlleuse pour Heidfeld, neuvième.
La lutte pour les points:
Red Bull: Webber est sorti de la piste vendredi après-midi mais a assuré samedi matin en réalisant le meilleur temps de la dernière séance libre. Il a ensuite confirmé sa bonne forme en se qualifiant sixième. De quoi engranger de bons points si tout se passe bien dimanche. Coulthard a quant à lui mis fin à une sale série en qualifications et retrouvé la Q3. Dixième sur la grille, il peut aussi ramener quelque chose.
Renault: Alonso a semblé confirmer les progrès de l’équipe française. Dans le coup à chaque fois et aisément qualifié en Q3, il s’élancera septième et espère que cette fois aucun problème mécanique ne viendra ruiner ses efforts. Déception et incompréhension en revanche pour Nelsinho Piquet, qualifié 10 places derrière son chef de file.
Toyota: l’équipe japonaise ne peut elle aussi compter que sur un seul de ses deux pilotes depuis le début de la saison pour marquer des points. Glock, victime d’un ennui mécanique, sera 15e sur la grille, mais Jarno Trulli reste toujours aussi fort sur un tour. Il a hissé sa Toyota à la huitième place.
En retrait:
Williams: la dernière séance libre avait donné pas mal d’espoirs à Rosberg, qui y avait réussi le quatrième temps. Mais l’Allemand n’a pu entrer en Q3. En partant 11e il pourra toutefois choisir sa stratégie, contrairement aux 10 premiers sur la grille qui ne peuvent pas rajouter d’essence une fois la qualification terminée. Nakajima, jamais vraiment dans le coup ce week-end, n’a même pas pu entrer en Q2 (16e).
Honda: l’équipe japonaise voulait poursuivre sur la lancée de ses premiers points de la saison, récoltés il y a deux semaines en Espagne. Ce sera cependant très compliqué. Pour son 257e Grand Prix, Barrichello partira 12e, juste devant son coéquipier Jenson Button, 13e.
De plus en plus dur:
Toro Rosso: pour la dernière course de “l’ancienne voiture”, l’écurie italienne n’espérait pas grand chose, même si Bourdais aurait bien aimé entrer en Q2. Le Français, 18e, a été gêné et n’y est pas parvenu, contrairement à son coéquipier Vettel, 14e. Ce dernier, régulièrement malchanceux au départ, espère passer pour une fois le cap du premier tour.
Force India: sans les Super Aguri, elles ont récolté les deux dernières places de grille. Fisichella avait devancé Sutil, mais, pénalisé vendredi, il partira dernier. Dur en tout cas pour une formation qui ambitionne depuis le début de la saison d’entrer en Q2.
Super Aguri: l’écurie s’est vue refuser l’entrée dans le paddock et a finalement déclaré forfait, faute d’argent.
Source : F1-Live.com