La sixième manche du championnat du monde 2008 emmène l’écurie Honda dans les rues de Monaco pour l’une des courses automobiles les plus prestigieuses au monde. Alexander Wurz, pilote d’essais et de réserve de l’équipe japonaise, nous raconte un tour idéal du tourniquet monégasque.
« Piloter une voiture de F1 à Monaco est toujours une expérience incroyable, car le tracé du circuit est étroit et constitue un défi exceptionnel. Il faut décider de la meilleure trajectoire d’entrée dans chaque virage, sans faire la moindre erreur. Il faut également suivre un bon rythme et gérer l’adhérence en virage » explique le pilote autrichien.
« Pour un circuit urbain, la ligne de départ présente un bon niveau d’adhérence. On démarre par un court passage jusqu’au virage de Sainte Dévote, où il faut veiller à ne pas trop freiner, en prenant l’intérieur de la courbe et en débordant légèrement sur la bordure de la piste » raconte-t-il. « On accélère ensuite en hauteur vers le Casino. Les pilotes doivent ensuite surveiller leur vitesse dans le passage bosselé de Massanet puis freiner en sortie de virage. Pour bien négocier cette section, il faut glisser légèrement et faire attention à ne pas déstabiliser la voiture avec un freinage trop puissant, ce qui demande pas mal de confiance. »
« Le virage à droite du Casino est à prendre en troisième, en reprenant de la puissance en sortie de courbe, ce qui va être plus difficile cette année sans le contrôle de la traction. On arrive ensuite dans le virage serré de Mirabeau, à prendre en seconde en freinant fortement, ce qui demande beaucoup d’attention » souligne Alex. « Dès que l’on reprend de l’adhérence sur la section avant de la voiture, il faut remettre les gaz. Le virage en épingle de Fairmont est très serré, mais on peut le passer avec un seul tour de volant. On accélère ensuite pour rapidement rétrograder en seconde afin de limiter la perte d’adhérence dans le virage à droite qui suit. On sort alors sur le virage de Portier, à bien négocier pour pouvoir garder une bonne vitesse dans le tunnel. »
« Avec les moteurs V8, la section du tunnel passe sans soucis à vitesse soutenue. En sortie de tunnel, les voitures passent très rapidement à environ 300 km/h, puis doivent ralentir 100 mètres plus loin pour la chicane de la baie. La zone de freinage située en contrebas est plutôt cahoteuse, il faut donc veiller à ne pas bloquer ses roues » prévient-il. « On arrive ensuite dans le virage à droite du Tabac, vraiment fantastique. On peut y entrer assez vite mais il faut surveiller la barrière le bordant, en gardant sa ligne de course au millimètre près pour ne pas la toucher. Il y a beaucoup d’adhérence en sortie de courbe, on peut donc garder sa vitesse dans ce passage sans perdre le contrôle de son véhicule. »
« On passe ensuite dans une courte ligne droite avant la section de la piscine, à prendre plein gaz. La voiture touche alors légèrement les bordures et présente du survirage en entrant dans ce passage, ce qui est offre d’incroyables sensations. La chicane suivante ne pose pas de gros problèmes, mais attention aux murs ! On débouche ensuite dans le virage de la Rascasse, moins difficile qu’auparavant, puis il faut entrer dans la dernière courbe à vitesse modérée en prenant une sortie propre pour ensuite accélérer dans la ligne droite d’arrivée » conclu Alex Wurz.
Source : F1-Live.com
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