Robert Kubica est à la quatrième place du classement du Championnat du monde, a un jet de pierre seulement du leader Lewis Hamilton et très proche des pilotes de la Scuderia Ferrari.
Le pilote polonais a marqué 32 points en seulement six courses et on se dit que s’il continue comme ça, il pourrait se maintenir dans la course au titre très longtemps. Jusqu’au bout? Robert n’y croit pas trop, mais il espère…
Vous êtes l’un des rares pilotes à avoir terminé le Grand Prix de Monaco sans avoir commis la moindre erreur. Est-ce que cela vous donne une satisfaction particulière?
Robert Kubica: Non, pas vraiment. C’était bien sûr une course difficile, surtout lorsqu’il y avait beaucoup d’eau sur la piste. C’était bien plus difficile que ce à quoi nous nous attendions. Les conditions de piste changeaient tout le temps et nous ne savions donc pas quel type de pneus il nous fallait utiliser. Il fallait s’adapter en permanence.
J’ai fait quelques petites erreurs. Deux ou trois fois, je pensais que j’allais finir ma course contre le rail, mais j’ai heureusement réussi à contrôler la voiture. Ce fut une course difficile et je suis heureux d’avoir eu la bonne approche en étant constant, mais rapide. Pour ce qui concerne la stratégie de course, ce fut aussi un casse-tête. Finalement, je décroche un podium important pour l’équipe et pour moi.
La semaine prochaine vous serez au Canada où l’année dernière vous avez eu un gros accident. Que faites-vous pour surmonter ces mauvais souvenirs
RK: Je ne fais rien du tout. Nous allons au Canada et c’est l’un de mes tracés préférés. Bien sûr, tout le monde sait ce qui m’est arrivé l’année dernière, mais je ne dois plus rien surmonter, car cela s’est passé il y a un an déjà. Depuis lors, j’ai souvent piloté une F1 sans plus jamais penser à cet accident. Je vais aborder cette course comme j’aborde les autres et je vais essayer d’y marquer un maximum de points.
Est-ce que cet accident a changé quelque chose dans votre vie?
RK: Non.
Quelle est l’importance du mental en F1?
RK: Je pense que le mental est important dans tous les sports, mais en F1 c’est encore plus important qu’ailleurs. Il suffit de se souvenir de la dernière course. Même sur piste sèche, le Grand Prix de Monaco est une course très difficile pour le mental, mais cette fois-ci elle a été encore plus difficile. Il nous a fallu avoir une concentration maximale pendant deux heures alors que nous étions entre deux rangées de rails et que les conditions de piste changeaient en permanence. Monaco est l’une des courses les plus faciles sur le plan physique, mais la plus dure du point de vue de la concentration.
Dans quels domaines vous êtes-vous amélioré par rapport à l’année dernière?
RK: Il y a plusieurs facteurs qui ont influencé mes résultats en 2007. Je ne pense pas m’être particulièrement amélioré en tant que pilote, mais il y a plusieurs facteurs extérieurs qui se sont améliorés, que ce soit en dehors de la voiture ou lorsque je suis à son volant. Ces facteurs m’ont facilité la vie, notamment au moment de régler la voiture comme je le voulais. Grâce à ça, j’ai de meilleures sensations à son volant.
Les résultats de cette année démontrent à quel point j’avais des difficultés l’année dernière. J’étais bien plus en difficulté que ce que les gens pouvaient percevoir de l’extérieur. Il y a un tas de facteurs qui peuvent influencer votre performance en F1. La saison dernière a été très décevante pour moi, mais j’ai appris et je suis heureux aujourd’hui d’avoir réussi à améliorer mes prestations.
Pensez-vous être capable de remporter le titre mondial cette année?
RK: Je ne crois pas, mais bien sûr, tout peut arriver en F1. Lors des deux ou trois dernières courses, nous étions un peu moins compétitifs qu’en début de saison, lorsque nous étions entre les Ferrari et les McLaren. Je pense que Kimi Raikkonen, Felipe Massa et Lewis Hamilton se battront pour le titre, mais si j’ai la moindre occasion d’y arriver, je ferai de mon mieux pour la saisir.
Le circuit de Montréal demande un niveau moyen d’appuis aérodynamiques. Est-ce que vous pensez que cela conviendra à votre voiture?
RK: Le circuit de Montréal est complètement différent de celui de Monaco, bien qu’il soit lui aussi plus ou moins en ville. A Montréal aussi le niveau d’adhérence s’améliore séance après séance. Cependant, nous aurons beaucoup moins d’appuis au Canada qu’à Monaco. Nous verrons comment cela se passera. En Turquie nous n’avions pas beaucoup d’appuis et nous n’avions pas été très rapides, mais l’équipe a mis au point une configuration aérodynamique pour Montréal et j’espère que grâce à ça, nous serons en bonne position là-bas.
Source : F1-Live.com
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