
Eurosport - Yassine BEN RAJEB - 18/03/2008 12:00
Max Mosley, président de la FIA, est bien heureux de voir la F1 drainer autant d’intérêt après le GP d’Australie, tout en voyant plus loin. Le président de la Fédération internationale de l’automobile se veut également ambitieux pour le futur de la compétition.
Max Mosley peut bomber le torse. Le président de la Fédération Internationale de l’Automobile a certainement constaté que l’idée de retirer les assistances électroniques a été bénéfique au monde de la Formule 1. Pour la première fois depuis de nombreuses années, les pilotes sont apparus ainsi un peu plus humains. Ils sont désormais coupables, plus souvent qu’à l’accoutumée, de commettre de grossières erreurs comme ce fut le cas pour Nelson Piquet, auteurs de quelques têtes à queue bien sentis pour son tout premier Grand Prix, ou encore Felipe Massa, piégé dès le premier virage par sa fougue avant d’aller torpiller le malheureux David Coulthard.
On en oublierait presque que les machines sont elles aussi primordiales comme l’a assuré Lewis Hamilton, vainqueur de la course: “La voiture était phénoménale. Elle était un rêve absolu à piloter, comparé à la voiture que nous avions l’année dernière.” Ni plus, ni moins. Sans doute satisfait du scénario dominical, Mosley préfère voir plus loin. Présent à la tête de l’instance dirigeante depuis 1991, le dirigeant britannique est candidat à un cinquième mandat, le quatrième se terminant en 2009. “Je ne sais pas. Quand les gens vous demandent si vous restez, vous devez certainement y penser” a-t-il au déclaré au quotidien italien La Gazzetta dello Sport.
De la suite dans les idées
Et il ne serait pas étonnant de voir Mosley rempiler pour quatre années supplémentaires quand on voit qu’il sera très difficile de remplacer une personne qui a marqué son époque et traversé les différentes mutations de la F1 depuis près de deux décennies. Et comme si ça ne suffisait pas, Mosley propose encore plus de changements, des changements assez surprenants. “La Formule 1 dont je rêve est une Formule 1 où les pilotes pourraient changer d’équipe d’une course à l’autre pour voir qui est le plus fort “.
On ne sait pas si les pilotes apprécieront mais les constructeurs, eux, sûrement pas. Une manière de remettre les hommes au centre de spectacle et d’éclipser les marques qui investissent des centaines de millions d’euros chaque année mais il est clair qu’après une manche inaugurale riche en rebondissements et en enseignements, voilà un nouvel élément qui ajoutera encore plus de piquant à une saison 2008, à coup sûr, placée sous le signe de la nouveauté.
Source : Eurosport Formule 1
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