Le ING Renault F1 Team a bouclé sa deuxième des trois journées d’essais prévues sur le circuit de Catalogne, situé près de Barcelone. L’équipe a bénéficié de conditions météorologiques idéales, le début de journée plutôt couvert évoluant peu à peu vers un temps chaud et ensoleillé.
L’équipe a bien avancé dans un programme de développement étoffé. Pour l’occasion, Nelson Piquet était de retour au volant de la R28. Il a passé la journée à effectuer des évaluations aérodynamiques et châssis en vue du prochain Grand Prix de France, qui se déroulera le 22 juin à Magny-Cours.
Le Brésilien a couvert 129 tours aujourd’hui et il a connu une séance quasiment dépourvue de tout problème technique. Il sera de nouveau en piste samedi, pour le dernier jour d’essais, durant lequel l’équipe a l’intention de boucler son programme technique.
L‘équipe Toyota a commencé sa préparation du prochain Grand Prix de France, hier sur le circuit de Barcelone. Pour entamer cette séance d’essais privés de trois jours, la Toyota TF108 était confiée hier au jeune Kamui Kobayashi.
Le pilote d’essai de l’équipe a travaillé sur un programme centré sur les réglages mécaniques et aérodynamiques. Il n’a souffert d’aucun souci technique au cours de cette première journée de travail.
“Nous avions un programme chargé, mais ce fut une journée intéressante - raconte Kamui Kobayashi - Nous avons travaillé sur les freins et sur certaines nouveautés aérodynamiques, mais nous n’avons pas été en mesure de terminer ce programme à cause de la pluie en fin de journée.”
Toyota Motorsport “accepte la décision” de l’assemblée générale extraordinaire de la Fédération internationale de l’automobile mardi d’accorder sa confiance à son président Max Mosley malgré le scandale sexuel qui l’éclabousse, a annoncé l’écurie japonaise jeudi.
“Toyota Motorsport accepte la décision qui a été prise, a indiqué l’équipe dans un communiqué. Maintenant que les membres de la FIA ont exprimé leur point de vue, nous espérons que le sport automobile ne sera pas perturbé par ce scandale, la controverse ou une publicité négative.”
Pascal Vasselon, le responsable technique de l’équipe Toyota, fait le point à quelques jours du Grand Prix du Canada, une course qu’il aime particulièrement.
Comment décririez-vous les exigences de la piste de Montréal vis-à-vis de la monoplace?
Pascal Vasselon: Ce circuit est très spécifique à bien des égards. Il ne s’agit pas d’un circuit habituel. Tout d’abord, il y a l’aspect aérodynamique; la plupart des virages se négocie à vitesse lente ou moyenne, ce qui normalement exige beaucoup d’appui. Mais un tel réglage engendrerait une traînée trop importante dans les longues lignes droites, donc nous devons faire un compromis. Les pneumatiques sont également mis à rude épreuve en raison de la faible adhérence de la piste: d’une part, la charge transversale est très faible –l’une des plus faibles de la saison; d’autre part, l’exigence de motricité est extrêmement élevée.
Le Grand Prix de Monaco a été très décevant pour l’équipe Toyota. Elle espère donc se refaire une santé à Montréal, à la fin de la semaine, d’autant plus que ce circuit, les deux pilotes l’apprécient et le connaissent bien.
“Montréal est l’un des meilleurs circuits en ville du championnat et j’attends donc ce rendez-vous avec impatience - déclare Jarno Trulli - L’ambiance à Montréal et en ville est tout simplement fantastique. Le public là-bas est enthousiaste à propos de la F1 et c’est génial. J’aime bien ce tracé, car il est fluide et raisonnablement difficile. C’est donc une bonne combinaison d’amusement et d’ambiance en ville qui fait que cette course est l’une de mes préférées.”
David Coulthard va profiter de son déplacement en Amérique du Nord, le prochain Grand Prix du Canada se disputera le 8 juin, pour visiter l’équipe Red Bull alignée dans le championnat NASCAR.
Cette équipe, qui en est dans sa seconde année de participation à ce championnat, aligne des Toyota Camry pour Brian Vickers et AJ Allmendinger.
L‘écurie Toyota est repartie bredouille d’un Grand Prix de Monaco !
La course débutant sur une piste humide, Trulli et Glock ont pris le départ avec des pneus pluie - et réalisaient un bon parcours pendant les premiers tours. Jarno parvenait à se maintenir à la 6ème place, avec Timo dans son sillage.
Lors de la première intervention de la voiture de sécurité, l’équipe japonaise saisissait cette opportunité pour faire rentrer Jarno et monter des pneus extrême-pluie sur la TF108.
Monaco est toujours un week-end trépidant pour les membres de l’écurie, que ce soit sur la piste ou en dehors.
Les paddocks et les garages étant séparés par une distance assez importante, les membres de l’écurie ont plus marché au cours de ce week-end que lors de toute autre course de la saison.
Mais Monaco se distingue également par d’autres aspects plus agréable !
Si ce sont deux voitures aux couleurs de Red Bull qui ont ouvert la liste des abandons du Grand Prix de Monaco, 6ème des 18 épreuves du championnat du monde de F1, une seule écurie déplore deux abandons : la malheureuse équipe Force India.
Giancarlo Fisichella – qui célébrait sa 200ème apparition lors d’un week-end de F1 - a finalement renoncé à mi-parcours, la faute à des problèmes de boîte de vitesses qui ont commencé peu après le départ.
Son jeune équipier Adrian Sutil est grimpé jusqu’à la 4ème place en vue de l’arrivée lorsqu’il a été harponné par Kimi Raikkonen, en perdition au freinage de la Nouvelle Chicane du port.
L’accident de Nico Rosberg et sa Williams a été plus spectaculaire que grave. Une fois de plus – de trop peut-être – le jeune Nelson Piquet a également renoncé suite à un tout-droit à Sainte Dévote.
L‘équipe Toyota est l’une de celles qui sont passées totalement à côté de cette course.
Timo Glock et Jarno Trulli terminent en effet respectivement en 12ème et 13ème position. Voilà un Grand Prix de Monaco à oublier au plus vite…
“Ce n’est tout simplement pas une bonne journée pour moi - affirme Timo Glock - Nous avions la possibilité de marquer des points aujourd’hui, mais j’ai commis trop d’erreurs et je m’en excuse auprès de l’équipe. J’avais pris un bon départ et j’avais pris l’avantage sur Webber. Peu après, je suis parti à la faute et j’ai dû rejoindre mon stand. Nous avons choisi de chausser des pneus pluie, mais c’est devenu de plus en plus difficile à mesure que la piste séchait.”
Jeudi, pour le début des essais du Grand Prix de Monaco, l’équipe Toyota s’était principalement concentrée sur les préparatifs de la course.
Mais comme de coutume en Principauté, la première journée n’a pas été facile.
« La première séance de Jarno a été écourtée en raison de sa touchette avec le muret. Puis dans l’après-midi, c’est le soubassement de la monoplace qui nous a posé problème » racontait Dieter Grass, ingénieur en chef de l’écurie.
Réduction du pouvoir d’achat, augmentation des prix des produits pétroliers, risque de récession… on ne parle plus que de ça, partout, tout le temps.
Le petit monde de la F1 ne peut pas l’ignorer, malgré le fait qu’il brasse des centaines de millions de dollars par an et qu’il se trouve ce week-end à Monaco où parler d’argent est plutôt déplacé, limite grossier.
Et pourtant, il faut bien en parler, car face à des équipes qui ne manquent de rien, Ferrari, McLaren et Toyota par exemple, il y en a d’autres qui raclent les fonds de tiroir en permanence.
Une fois n’est pas coutume, c’est Timo Glock qui s’est montré le plus rapide des pilotes Toyota. Il faut dire que Jarno Trulli a eu son lot de malheurs aujourd’hui…
“Cette journée a été difficile pour moi - déclare Trulli - J’ai fait une erreur ce matin, et j’ai touché le mur avant l’entrée du tunnel. Le choc a cassé ma suspension arrière et j’ai donc perdu du temps de piste. Cet après-midi, c’est avec le fond plat que nous avons eu des problèmes et cela m’a fait perdre encore plus de temps. Il est difficile de faire des prédictions ici, car tout est possible.”
Le soleil sur le port, et quelques nuages sur les hauteurs, se partageaient le ciel monégasque au moment de débuter la deuxième séance d’essais libres en Principauté. Le thermomètre affichait 20° dans l’air et 37° sur la piste.
Heidfeld et sa BMW s’élançaient sans attendre dans les méandres du circuit, immédiatement suivi de la Red Bull de Coulthard puis peu à peu de l’ensemble des pilotes.
Rosberg se portait d’emblée en tête de liste – 1’17.638 – avant d’en être chassé par Raikkonen puis Hamilton – 1’16.283
Richard Cregan, directeur d’équipe, est la personne qui veille notamment au bon déroulement des opérations qui concernent l’équipe Panasonic Toyota Racing, depuis les déplacements jusqu’aux arrêts au stand.
Il nous donne ici un premier aperçu technique à la veille des premiers essais libres du Grand Prix de Monaco.
Quels sont les défis que le Grand Prix de Monaco impose d’un point de vue logistique?
Richard Cregan: Le problème récurrent chaque année est celui du trafic, lequel tient aux caractéristiques même de ce circuit. La place est chère, ce qui nous contraint à faire des compromis. Par exemple, notre camion de pièces de rechange est garé dans les paddocks, au côté du motor-home, c’est-à-dire relativement loin des monoplaces.
L‘équipe Toyota a retrouvé de belles couleurs en ce début de saison 2008. Le podium n’est peut-être pas encore à sa portée, mais on se dit qu’avec un peu de réussite et beaucoup de travail, ce n’est peut-être pas un objectif hors de sa portée.
Une équipe comme Toyota ne pouvait plus s’offrir une saison comme celle de 2007 et John Howett, le président de Toyota Motorsport, est donc ravi des progrès réalisés ces derniers mois.
Que pensez-vous du début de saison de votre équipe?
John Howett: Ce début de saison est tout à fait encourageant. La voiture a été relativement rapide au cours des cinq premières manches et nous avons engrangé quelques résultats positifs. Jarno se montre très positif concernant la base de la TF108. De son côté, Timo a, à maintes reprises, laissé entrevoir de bonnes performances, ce qui est de bon augure pour l’avenir.
Le Grand Prix de Monaco sera la sixième manche du championnat 2008 et l’équipe Red Bull a d’ores et déjà fait oublier son très mauvais début de saison 2007.
Christian Horner, le directeur de cette équipe, fait un premier bilan. Il est plutôt positif…
Quel est votre bilan après cette première partie de la saison 2008?
Christian Horner: Nos performances ont été à la hauteur de ce que nous espérions en ce début d’année. Nous n’avons marqué aucun point lors de la première course à Melbourne, mais depuis lors, Mark Webber a marqué des points lors de chacun des Grands Prix. Quant à David Coulthard, il s’approche de la zone des points avec ses deux arrivées à la neuvième place en Malaisie et à Istanbul.
L’équipe Toyota s’apprête à participer à l’un des événements les plus emblématiques du Formula One Circus, le Grand Prix de Monaco.
Comme d’habitude, pour parer aux exigences uniques du tourniquet monégasque, Toyota va utiliser un package aérodynamique conçu pour générer un maximum d’adhérence dans les rues étroites et sinueuses de Monaco.
A en croire les tests réalisés la semaine dernière au Paul Ricard - dans le cadre de trois jours d’essais privés – tout devrait bien se passer et permettre à l’équipe d’ajouter quelques points à son total de neuf unités !
Vainqueur en 2004 du Grand Prix de Monaco, Jarno Trulli se sent à l’aise dans cet environnement si particulier : « J’aime les circuits où la contribution du pilote prime, et à Monaco, un pilote peut vraiment faire la différence. Il est évident que vous avez besoin d’une bonne voiture, et je pense que nous en avons une cette année, comme nous l’avons montré avec nos performances jusqu’à présent. »
Depuis bientôt 80 ans, le Grand Prix de Monaco impose toujours le même défi aux pilotes : maîtriser les rues étroites et tortueuses de la Principauté sur un tracé qui serpente au cœur même du deuxième pays le plus petit au monde.
D’une superficie d’à peine deux kilomètres carrés et avec une densité de population qui est la plus élevée d’Europe, Monaco constitue une étape unique dans le calendrier de la F1.
Si encore aujourd’hui, au 21ème siècle, des bolides capables d’atteindre 350 km/h se disputent la victoire sur ce tourniquet aux virages traîtres, c’est bien que le Grand Prix de Monaco exerce toujours la même fascination.
Pilote Toyota dans le championnat NASCAR aux USA, l’Américain Kyle Bush – 23 ans - envisage d’effectuer un test à bord d’une monoplace de F1 dans un avenir proche.
Actuel leader de la Sprint Cup avec 3 victoires lors des 11 premières courses de la saison (qui en compte 36 !)
« J’envisage d’arrêter la NASCAR à 30 ans et d’aller en F1 » plaisantait l’Américain, interrogé sur le temps qu’il pense rester dans la catégorie - par rapport au vétéran de la spécialité, Dale Jarrett, qui prendra sa retraite ce week-end à l’âge de 51 ans !
Kyle Bush estime qu’il n’est pas encore trop tard pour envisager une carrière en F1 – et qu’il envisageait de prendre les commandes d’une Toyota en fin de saison au Japon.