Pascal Vasselon, le responsable technique de l’équipe Toyota, fait le point à quelques jours du Grand Prix du Canada, une course qu’il aime particulièrement.
Comment décririez-vous les exigences de la piste de Montréal vis-à-vis de la monoplace?
Pascal Vasselon: Ce circuit est très spécifique à bien des égards. Il ne s’agit pas d’un circuit habituel. Tout d’abord, il y a l’aspect aérodynamique; la plupart des virages se négocie à vitesse lente ou moyenne, ce qui normalement exige beaucoup d’appui. Mais un tel réglage engendrerait une traînée trop importante dans les longues lignes droites, donc nous devons faire un compromis. Les pneumatiques sont également mis à rude épreuve en raison de la faible adhérence de la piste: d’une part, la charge transversale est très faible –l’une des plus faibles de la saison; d’autre part, l’exigence de motricité est extrêmement élevée.
Le Grand Prix de Monaco a été très décevant pour l’équipe Toyota. Elle espère donc se refaire une santé à Montréal, à la fin de la semaine, d’autant plus que ce circuit, les deux pilotes l’apprécient et le connaissent bien.
“Montréal est l’un des meilleurs circuits en ville du championnat et j’attends donc ce rendez-vous avec impatience - déclare Jarno Trulli - L’ambiance à Montréal et en ville est tout simplement fantastique. Le public là-bas est enthousiaste à propos de la F1 et c’est génial. J’aime bien ce tracé, car il est fluide et raisonnablement difficile. C’est donc une bonne combinaison d’amusement et d’ambiance en ville qui fait que cette course est l’une de mes préférées.”
Le jeune allemand Adrian Sutil se souviendra longtemps du Grand Prix de Monaco 2008.
Au volant d’une modeste Force India qu’il avait qualifié à une lointaine 18ème place, Sutil a réalisé une course exemplaire avant qu’une embardée de Kimi Raikkonen le ramène à la dure réalité.
« Après la course, il était en larmes » confiait Colin Kolles, le team-manager de l’écurie, à Autosport. « Mais il n’était pas le seul, beaucoup de gens pleuraient. Je lui ai dit : “Tu es le héros de la course.” C’est mon avis et je crois que de nombreuses personnes le partage ! »
Ferrari qui parvient à rester devant des McLaren-Mercedes pourtant performantes, fortunes diverses pour les pilotes BMW Sauber, déception pour les nouvelles Toro Rosso: petit point équipe par équipe avant le Grand Prix de Monaco de Formule 1, dimanche dans les rues de la Principauté.
Le duo de tête est toujours dans le coup:
Ferrari: les Ferrari sont en général plus à la peine sur les circuits tortueux mais les gros efforts accomplis depuis un an pour améliorer les choses à Monaco ont porté leurs fruits. Résultat: une première ligne toute rouge avec la troisième pole position en six courses cette saison pour Felipe Massa, qui a de nouveau pris le meilleur sur Raikkonen en qualifications. La lutte entre les deux coéquipiers de la scuderia pourrait s’intensifier.
Felipe Massa a réussi sa troisième pole position en six courses cette saison aux qualifications du Grand Prix de Monaco de Formule 1 samedi, où les Ferrari sont finalement parvenues à prendre le dessus sur des McLaren-Mercedes pourtant très à l’aise en général dans les rues de la Principauté.
La scuderia a sérieusement dominé le début de la saison et Monaco est l’un des rares circuits où la concurrence, et notamment les McLaren-Mercedes, peut espérer briser cette hégémonie.
Les “flèches d’argent” avaient réussi le doublé sur le Rocher en 2007 et lors des essais libres jeudi Lewis Hamilton avait confirmé la bonne tenue des voitures grises sur le tortueux tracé monégasque.
Arrivé presque au tiers de la saison de Formule 1, le Français Sébastien Bourdais, qui a connu des hauts et des bas, espère que sa nouvelle Toro Rosso sera dimanche comme un nouveau départ au Grand Prix de Monaco, un des circuits qu’il “aime bien”.
Q: Vous voilà presque à domicile, et en plus dans le cadre prestigieux du Grand Prix de Monaco, quelle est votre impression?
Sébastien Bourdais: Quand je me suis réveillé jeudi matin j’ai pensé: “ça y est, on va faire Monaco en Formule 1″. Il y a beaucoup de circuits en ville aux Etats-Unis mais aucun comparable avec Monaco. J’y ai bien réussi dans le passé et j’y suis toujours rapide, j’ai toujours adoré piloter ici. Il n’y a rien de plus excitant pour moi qu’un tour de qualifications bien réussi à Monaco. C’est toujours beaucoup de tension mais une telle satisfaction quand vous y êtes parvenu. Je suis très motivé ! Clairement, avec le Grand Prix de France ce sont les deux courses qui me tiennent le plus à coeur.
C‘est donc aujourd’hui que la nouvelle Toro Rosso STR3 faisait ses débuts en Grand Prix. Sébastien Bourdais n’a pas l’air de trop se plaindre de sa monoplace, mais pour son équipier, c’est une autre histoire…
“Ce matin lorsque je me suis levé, je me suis dit que ça y était, j’allais enfin rouler à Monaco au volant d’une F1 - déclare Sébastien Bourdais, 18ème cet après-midi - Aujourd’hui, il était question de dégrossir la nouvelle voiture ce qui n’a pas été facile sur un tracé aussi exigeant. On a roulé toute la journée avec beaucoup d’essence donc il ne faut pas trop prendre en compte les temps du jour. On n’est pas où on aimerait, mais nous ne sommes pas si loin derrière les autres. J’attendais un peu mieux, ce qui signifie que samedi et dimanche vont être intéressants.”
Le Grand Prix de Monaco est particulier par son tracé, par sa localisation et par un tas d’autres choses… mais aussi par ses horaires. A Monaco, rien n’est comme ailleurs.
Le principal changement par rapport à nos habitudes, c’est que les premiers essais libres se dérouleront demain jeudi et non le vendredi comme sur les autres circuits. Voici les horaires détaillés de ce Grand Prix pas comme les autres.
Felipe Massa est l’un des rares pilotes à ne pas affirmer que le Grand Prix de Monaco est l’un de ses préférés. Le Brésilien avoue en effet sa nette préférence pour les circuits rapides, ce que Monaco n’est pas du tout…
“Je dois avouer que le circuit de Monaco n’est pas parmi ceux que je préfère. Pour ce qui concerne le plaisir de pilotage, je préfère des circuits comme ceux de Turquie, Bahreïn ou Barcelone par exemple. Cependant, cela ne veut pas dire que nous ne serons pas forts à Monaco,” déclare Massa.
Richard Cregan, directeur d’équipe, est la personne qui veille notamment au bon déroulement des opérations qui concernent l’équipe Panasonic Toyota Racing, depuis les déplacements jusqu’aux arrêts au stand.
Il nous donne ici un premier aperçu technique à la veille des premiers essais libres du Grand Prix de Monaco.
Quels sont les défis que le Grand Prix de Monaco impose d’un point de vue logistique?
Richard Cregan: Le problème récurrent chaque année est celui du trafic, lequel tient aux caractéristiques même de ce circuit. La place est chère, ce qui nous contraint à faire des compromis. Par exemple, notre camion de pièces de rechange est garé dans les paddocks, au côté du motor-home, c’est-à-dire relativement loin des monoplaces.
Dans le contexte toujours particulier du Grand Prix de Monaco de Formule 1, dimanche, les outsiders veulent pour une fois perturber l’ordre logique des choses et rafler la mise au détriment des McLaren-Mercedes et surtout des Ferrari, largement dominatrices en début de saison.
Sur les cinq premières courses, la scuderia en a remporté quatre (deux pour Kimi Raikkonen, deux pour Felipe Massa) et McLaren-Mercedes est parvenu à ramener également une victoire (grâce à Lewis Hamilton). Il est donc logique que leurs opposants, emmenés par des BMW Sauber toujours pressantes, piaffent d’impatience.

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Lewis Hamilton (McLaren) est formel : un bon chrono à Monaco passe par un flirt poussé avec les rails… Et une sacrée confiance en soi. “Dans certains virages, c’est presque de la devinette”, ajoute-t-il.
Il y a des points à marquer lors de chaque course, mais c’est bien sûr à Monaco que l’équipe Force India a le plus de chance d’en marquer au moins un. C’est bien connu, en principauté monégasque, tout est possible…
Giancarlo Fisichella prendra dimanche prochain le départ du 200e Grand Prix de sa carrière. Il a participé à tous les Grands Prix de Monaco depuis 1996. C’est donc sur un homme d’expérience que l’équipe indienne pourra compter.
“Je prendrai le départ de mon 200e Grand Prix à Monaco. J’en ai fait du chemin depuis mes débuts, c’est sûr, mais je me sens toujours aussi bon et confiant qu’auparavant. Le record de Rubens Barrichello, 257 départs, sera dur à battre, mais je suis déjà très satisfait d’avoir ce score que seuls quelques pilotes ont réussi à atteindre. Ce qui me satisfait encore plus c’est que j’ai encore beaucoup de choses à montrer et que je suis motivé pour le faire.”
L’équipe Toyota s’apprête à participer à l’un des événements les plus emblématiques du Formula One Circus, le Grand Prix de Monaco.
Comme d’habitude, pour parer aux exigences uniques du tourniquet monégasque, Toyota va utiliser un package aérodynamique conçu pour générer un maximum d’adhérence dans les rues étroites et sinueuses de Monaco.
A en croire les tests réalisés la semaine dernière au Paul Ricard - dans le cadre de trois jours d’essais privés – tout devrait bien se passer et permettre à l’équipe d’ajouter quelques points à son total de neuf unités !
Vainqueur en 2004 du Grand Prix de Monaco, Jarno Trulli se sent à l’aise dans cet environnement si particulier : « J’aime les circuits où la contribution du pilote prime, et à Monaco, un pilote peut vraiment faire la différence. Il est évident que vous avez besoin d’une bonne voiture, et je pense que nous en avons une cette année, comme nous l’avons montré avec nos performances jusqu’à présent. »
La situation se complique pour le jeune Nelson Piquet. Le pilote brésilien aborde à Monaco le 6ème Grand Prix de sa carrière dans la catégorie reine, au volant d’une Renault, et il n’a toujours pas inscrit le moindre point.
Deux accrochages (Melbourne, Espagne) et un problème de boîte de vitesses (Bahreïn) l’ont empêché à trois reprises de voir le drapeau à damiers.
11ème en Malaisie, 15ème en Turquie, Nelsinho n’a pas encore réussi à faire un parcours sans-faute. En Principauté, la tâche du petit Piquet risque d’être insurmontable.
Depuis bientôt 80 ans, le Grand Prix de Monaco impose toujours le même défi aux pilotes : maîtriser les rues étroites et tortueuses de la Principauté sur un tracé qui serpente au cœur même du deuxième pays le plus petit au monde.
D’une superficie d’à peine deux kilomètres carrés et avec une densité de population qui est la plus élevée d’Europe, Monaco constitue une étape unique dans le calendrier de la F1.
Si encore aujourd’hui, au 21ème siècle, des bolides capables d’atteindre 350 km/h se disputent la victoire sur ce tourniquet aux virages traîtres, c’est bien que le Grand Prix de Monaco exerce toujours la même fascination.
Sixième étape du championnat du monde de F1, le Grand Prix de Monaco est le rendez-vous incontournable de la saison. Un tracé qui serpente dans les rues sinueuses et étroites de la Principauté. Une épreuve très exigeante pour l’homme et la machine.
En tant que motoriste, Honda s’est imposé à de nombreuses reprises en Principauté – six fois consécutives entre 1987 et 1992.
Le dernier succès d’une mécanique japonaise dans les rues de Monaco remonte à 1996 et la victoire du Français Olivier Panis à bord d’une Ligier Mugen-Honda.
Comme les dépassements sont presque impossibles à Monaco, obtenir une bonne place sur la grille de départ est essentiel.
Pour l’équipe, trouver le bon timing pour chacun des pilotes - en particulier au cours de la première phase, où 20 voitures seront en piste - est d’une importance capitale.
L‘équipe BMW Sauber va aborder le Grand Prix de Monaco avec des espoirs de podium et pourquoi pas de victoire, car à Monaco tout est possible.
C’est la course la plus prestigieuse de l’année, mais aussi la plus difficile à vaincre. Nick Heidfeld et Robert Kubica sont par ailleurs de grands fans de courses en ville…
Robert Kubica aura un petit avant-goût du pilotage sur route dès ce dimanche, puisqu’il roulera au volant de sa BMW de F1 entre Faenza et Brisighella en Italie, sur un parcours de 11 kilomètres. Robert Kubica recevra ensuite le célèbre Trophée Lorenzo Bandini.
L’équipe Honda ne sera pas la favorite le week-end prochain à Monaco.
Cependant, l’écurie du constructeur japonais s’est bien préparée pour ce rendez-vous prestigieux du championnat du monde de F1.
« La semaine passée, l’équipe a participé à trois journées d’essais sur le circuit Paul Ricard HTTT, en France. Les deux premières journées se sont déroulées sur un tracé du type de Monaco. Nous avons utilisé ce test pour affiner les réglages de notre package aérodynamique et certaines évolutions depuis son apparition en Espagne » déclarait Ross Brawn.
Le Français Sébastien Bourdais s’est dit encouragé par le potentiel de la nouvelle STR3 de la Scuderia Toro Rosso – dont il disposera pour la première fois en course à l’occasion du Grand Prix de Monaco.
Bourdais – qui avait détruit le premier exemplaire de la STR3 lors d’une séance d’essais privés juste avant le Grand Prix d’Espagne – est très confiant.
« La nouvelle voiture a déjà un peu évolué par rapport à ce que nous avions à Barcelone » soulignait Sébastien après sa journée de travail sur le circuit du Paul Ricard. « Je suis très satisfait du comportement de l’auto, je pense que le potentiel est très élevé. »